[Rétro] 1941 Counter Attack

100249011941 Counter Attack est apparemment la suite de 1943 sorti sur la génération précédente de borne d’arcade. On ne cherchera pas à savoir pourquoi la suite se passe avant vu que de toute façon il n’y a pas de scénario, on s’en fout. Il s’agit donc là d’un shmup vertical bien classique nous plongeant en pleine seconde guerre mondiale, aux commande d’un avion de guerre. Les graphismes sont agréables et les ennemis sympathiques. Le mélange entre véhicules réalistes d’époque et machines exagérées ne part pas dans la même folie qu’un Metal Slug, et l’atmosphère garde un certain sérieux (hormis éventuellement le tir laser de notre vaisseau qui n’a bizarrement pas marqué les historiens de l’époque), mais l’ensemble est coloré et la musique assez entrainante pour garder le plaisir du voyage. Seuls certains bruitages font mal aux oreilles comme les sifflements horriblement stridents de certains missiles ou encore le bip bip agaçant quand notre vie est au minimum.

les avions ennemis sont un peu grands, proportionnellement à nous^^"

les avions ennemis sont un peu grands, proportionnellement à nous^^ »

Niveau contrôles, nous sommes en plein dans l’époque des shoot’em up où il faut appuyer à répétition sur le bouton pour enchaîner les tirs. Un autofire manquerait de charme et ne contribuerait pas à cette tétanie si particulière qu fait le charme de ces titres au bout de deux minutes de jeu.
Idée originale, on peut sans problème se coller aux parois du décor sans subir de dégâts et c’est même conseillé puisque cela provoque une rotation à 360°de l’avion permettant de tirer un instant dans toutes les directions. Il faudra donc user de cette astuce pour se débarrasser de certains ennemis cachés dans des angles difficiles.
Le fait de laisser appuyé le bouton de feu permet de concentrer son tir en remplissant une jauge pour lâcher une attaque plus puissante. Il est également possible d’utiliser le second bouton pour une attaque spéciale qui touche tout l’écran mais consomme un carré de vitalité. Lire la suite

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[Rétro] Final Fight

10019601Viens faire la bagarre !
Quitte à découvrir l’arcade rétro, autant retourner aux sources avec Final Fight, premier titre du genre, celui qui est le début de tout. Avant lui, seuls des esquisses du genre existaient, après lui, le terme Beat them all était né.

Et non seulement il est révolutionnaire, mais en plus, il se paie une histoire ! Bon, mini l’histoire, mais elle est bien là, avec une cinématique d’intro et une fin mise en scène, et pour l’époque, c’est un exploit de ne pas se contenter d’un écran titre pour tout contexte.

L’aventure se passe à Metro City, ville pourrie par le crime, où Haggar, le nouveau maire, tente de ramener la paix dans les rues de ses administrés. Mais le gang de punks qui à la mainmise sur les rues sombres ne l’entend pas de cette oreille et enlève Jessica, la fille du maire, pour le faire chanter. Mais Haggar n’est pas un élu qui se laisse faire et ni une ni deux, il enlève sa chemise, enfile son plus beau pantalon en velours et à l’aide de Cody, l’ami d’enfance de Jessica, et de Guy, un gars qui porte bien son nom car on se demande ce qu’il fout là, s’en va lui-même régler cette histoire à coup de tatane !

A gauche, je vous présente, Monsieur le Maire...

A gauche, je vous présente, Monsieur le Maire…

Haggar, taillé comme un catcheur (et ressemblant à Freddy Mercury bodybuildé), est donc la grosse brute du jeu ; Cody, en Jean et tee-shirt blanc moulant (ressemblant à… un beau gosse américain des années 90 qui s’appellerait Cody ! Je suis sûr que vous avez un visuel stéréotypé en tête, eh bien c’est exactement ça), est le beau gosse à la houppette dans les cheveux et aimant en secret depuis toujours la belle Jessica ; cette dernière ne peut difficilement être lookée plus pétasse à froufrou qu’elle ne l’est ; et Guy (ressemblant à Christophe Lambert en brun) est un combattant style ninja aux poses à la Bruce Lee. Lire la suite

[Rétro] Warriors of the Fate

Warriors_of_Fate_sales_flyerWay of the Samouraï
Encore un Beat’em all Capcom, donc pas de suspense superflu, c’est de la qualité, comme toujours. Warriors of Fate est un jeu d’action placé dans un univers japonais féodal, style guerre d’Edo, où l’on doit évidemment combattre la menace au beau milieu des champs de bataille. Je n’en sais pas plus sur le scénario car les textes défilent très rapidement sans me laisser le temps de les interpréter avec mon anglais rouillé. Mais qu’importe, on en a saisi suffisamment pour motiver la baston.

L’univers est beau, graphiquement très détaillé et bien dessiné, les animations correctes et les situations assez immersives. Notamment lorsque la progression se fait au milieu d’une foule de villageois qui nous encourage ou encore en marchant sur des corps de soldats tombés au combat à perte de vue. L’ensemble est en effet assez dur et glauque, et les méchants n’hésitent pas à tuer les innocents dans le dos avec une froideur absolue… un réalisme qui contribue grandement à l’ambiance et à l’implication du joueur.
On pourrait juste reprocher des ennemis trop peu différents, à part leur couleur. On a souvent une envie non satisfaite de voir débouler un adversaire jamais rencontré.

combat dans un château en feu, ça c'est un contexte classe !

combat dans un château en feu, ça c’est un contexte classe !

Les musiques et bruitages sont très corrects même si aucun thème majeur ne restera spécialement dans la tête, hormis peut-être les cris de victoire en japonais à chaque fin de stage. Lire la suite

[Rétro] Cadillac and Dinosaurs

cadsndinosNuque longue, Jeans et bandanas
Capcom, marque de qualité de la bonne baston bien pêchue à l’époque, nous sortait en 1993 cette adaptation du dessin animé du même nom. Une série au pitch assez saugrenu, fleurant bon les années 80-90 et son absence totale de scrupules quand il s’agissait de faire un scénario. Pas besoin de réalisme, ou même de bon sens, du moment que c’est fun et que ça attire l’attention.

C’est dans cet optique que l’on va accompagner les 4 héros : Jack le beau gosse en Jean et chemise moulante, Hannah en pantalon taille basse et chemise nouée sous la poitrine, Mustapha en tenue de golfeur et bronzage naturel et Mess au look de gros baraqué militaire. Ils vont évoluer de 1 à 3 joueurs dans un monde post-apocalyptique où la nature a repris ses droits et où les dinosaures errent entre les buildings à moitié détruits des grandes villes.

c'est quand même sacrément beau !

c’est quand même sacrément beau !

Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, les dinosaures ne sont pas les méchants, mais des animaux neutres à la base (mais carnivores, quand même, pour certains). Non, ce sont les vilains braconniers humains qui aiment torturer et faire souffrir ces animaux que nous allons combattre et ainsi démasquer les recherches abominables d’un savant fou qui s’amuse à muter l’ADN humain et dinosaure pour créer une nouvelle super-espèce ! Un concept très série B, mais qui l’assume totalement et se concentre sur la notion de fun et de dépaysement. Une aventure dont les contrées et les personnages ne lassent jamais, surtout avec des graphismes aussi beaux et une musique pop aussi entraînante et agréable. Lire la suite

[Jeu] Retro Game Challenge

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Voilà un jeu bien curieux et très injustement méconnu. Pouvant être rapidement classé dans la catégorie « compilation de jeu oldies » et se basant sur un personnage connu seulement au Japon, il est évidemment normal qu’il ne soit jamais sorti en Europe, et c’est bien dommage, car ce jeu est bien plus qu’une énième compilation banale.
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Arino façon Matrix est un peu effrayant^^"

Arino façon Matrix est un peu effrayant^^ »

La re-découverte du rétro
Sorti au Japon sous le nom de Game Center CX : Arino’s Challenge, ce jeu est avant tout une aventure emprunte de nostalgie que l’on propose au joueur de partager avec Arino. Ce dernier est un joueur de jeu rétro devenu célèbre au Japon pour ces émissions où il joue en direct à des jeux de la Super Famicom (équivalent japonais de la Super Nes). Dans cette adaptation DS, Arino nous apparaît sous une forme étrange, comme matérialisé par un programme implanté directement dans notre réalité, un truc dans le genre. Il s’adresse à nous, un peu moqueur, se gaussant de notre fierté à être un gamer actuel et clamant en gros qu’être gamer à la grande époque, c’était quand même autre chose. Il décide donc de nous envoyer dans le passé pour défier nos prétendues compétences sur les grands classiques de la Super Famicom. Lire la suite

[Rétro] Mickey Mania

mickey-mania-boiteLe Monde de Mickey
Magnifique exemple de mascotte qui part avec des défauts bien plus nombreux que des qualités, Mickey Mouse est pourtant rapidement devenu le personnage emblématique de la firme Disney, et ce depuis pas loin d’un siècle (85 ans pour être précis, oh le coup de vieux !). Mais pourquoi un tel succès ? Il faut pourtant dire ce qui est, Mickey est un personnage niais, avec un pseudo background quasi-inexistant, une voix gonflée à l’hélium, une tenue ridicule, et aucune personnalité ou univers propre. Et c’est peut-être ça, sa force, puisque Disney va se servir de cette souris pour raconter toutes les histoires qui ne se raccrochent pas à un univers précis. Là où Donald vit principalement des aventures à Canardville, avec ses compagnons habituels, Mickey va lui opter sans aucune explication pour des rôles d’interprétation dans des univers variés. Il pourra être prince, apprenti sorcier, enquêteur, personnage historique, etc…

un niveau muet, en noir et blanc, au design des années 20

un niveau muet, en noir et blanc, au design des années 20

Une façon bien pratique de multiplier ses aventures sans retenue en arborant un personnage au faciès simple et reconnaissable instantanément par la jeunesse.

Cet ensemble d’univers devient donc plutôt simple à transposer en jeu vidéo, surtout quand on prétexte un voyage à travers les grands classiques de la souris. Ainsi, Mickey va, sous le contrôle du joueur Snes, arpenter les lieux de ses plus célèbres court-métrages : Steamboat Willie, le Prince et le pauvre, Moose Hunters, Mickey et le Haricot magique, etc. Un voyage rafraîchissant et agréable visuellement, qui permet une belle ballade sans se prendre la tête. Lire la suite

[Rétro] Earthworm Jim

Earthworm JimN’importe Nawak !
Earthworm Jim… voilà un des héros les plus ridicules et les plus charismatiques à la fois. Prenez un ver de terre, faites lui tomber sur la tête une super combinaison magique de l’espace, et le ver se met à grandir et à occuper ladite combinaison pour aller combattre les méchants. Situation ô combien ridicule qui va pourtant faire connaître au grand jour un héros culte.

Jim, ou bien la combinaison… difficile de savoir qui est réellement le héros, va donc avancer dans des univers complètement délirants, passant d’une planète à une autre sur son missile interstellaire. Le gameplay alterne ainsi un niveau sur une planète, et un niveau de course-poursuite dans les astéroïdes.

mission baby-sitting...

mission baby-sitting…

Je n’ai pas souvenir d’une raison quelconque à son voyage, mais vous allez évidemment devoir terrasser toute trace d’hostilité sur ces planètes inconnues. Et l’hostilité peut prendre bien des formes dans Earthworm Jim. Un chien avec la bave aux lèvres, un corbeau tueur, un garagiste obèse qui rôte des poissons pas frais, une poubelle à pneus, un chat des enfers psychopathe, une vache bien étrange à lancer sur orbite, une petite teigne orange qui vous aplatit par terre, etc, etc… vous l’avez compris, les éditeurs n’ont pas vraiment cherché la cohérence mais plutôt un gros délire. Et c’est chose réussie, car chaque niveau nous réserve son lot de rigolade face à des situations abracadabrantes… rien de surprenant à chevaucher un hamster qui dévore les ennemis à grand coups de dents ou d’affronter une boule de morve dans un combat en saut à l’élastique. La folie est l’ingrédient de base et la recette est parfaitement savoureuse. Lire la suite

[Rétro] Aladdin

La qualité Walt Disney
Il y a des jeux qui prennent un coup de vieux par rapport à nos souvenirs… cet épisode Snes est un bel exemple du contraire ! Quasiment 20 ans après, le jeu est toujours aussi bon, beau, envoûtant. Représentatif de la qualité de Walt Disney Studio à l’époque, Aladdin possède des graphismes magnifiques, une animation détaillée et fluide, et une musique très agréable. Des atouts que possèdent bon nombre des titres de la firme… Mais Aladdin a en plus une grande efficacité de gameplay.

Les rues d’Agrabah sont très vivantes

Retraçant l’histoire du film d’animation, Ali va arpenter les rue d’Agrabah, la caverne aux merveilles ou encore le palais de Jafar, en balançant des pommes pour tuer les petits ennemis ou étourdir les gros, pour ensuite leur sauter sur la tête. L’agilité du personnage est bien mis en valeur, car l’on peut aisément prendre impulsion sur la tête des ennemis pour atteindre des plate-formes plus hautes, se balancer à des éléments du décors et enchaîner ainsi de longs passages sans voir le sol. Lire la suite