[Débat] Le sexisme chez les Geeks

Juste un petit mot pour faire tourner un lien que je juge important, qui est un article extrêmement complet sur le sexisme dans la communauté Geek, et dont la lecture me semble importante pour tout geek :

http://cafaitgenre.org/2013/03/16/sexisme-chez-les-geeks-pourquoi-notre-communaute-est-malade-et-comment-y-remedier/#chap1

Et si je fais tourner ce lien, c’est aussi parce qu’un des précédents articles de cette blogueuse, Mar-Lard, m’avait profondément énervé, touchant certains points qui me font personnellement vite monter en pression, m’empêchant, je l’avoue, d’avoir une totale objectivité.

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5 secondes sur 15 heures de jeu, il faut garder ça à l’esprit, aussi.

Retour très rapide sur ce fameux trailer du dernier Tomb Raider qui a déchaîné les féministes pour la tentative d’agression sexuelle aperçue à un moment. Aujourd’hui, après avoir pris le temps de regarder les choses objectivement et au vu de l’accumulation de faits scandaleux dénoncés dans le dernier article de Mar_Lard, je comprends que tomber sur des scènes comme ça puisse au mieux blaser, voire donner envie de crier. Lire la suite

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[BD] Vilebrequin

Vilebrequin01Vilebrequin est le pseudo d’un cambrioleur de talent, exerçant son « métier » depuis longtemps et nous faisant partager son ressenti, sa vision de son art. Entre anecdotes et philosophie, le héros nous dépeint un tableau très intéressant et personnel de la cambriole et nous apprend à quel point cela a et va influencer sa vie.

Sombre poésie
La première moitié de l’album est consacrée à la vie nocturne de Vilebrequin, et la façon de nous raconter cela ne ressemble pas à une histoire, mais à une ode au cambriolage. Pas de trame scénaristique, juste des moments de vie commentés, et de multiples points de vue et analyses. Là où le simple mortel ne verrait qu’une banale et criminelle effraction, Vilebrequin se sent vibrer, vivre, virevolter, chavirer… un cambriolage est une liaison intime entre le voleur et le volé. Une vie racontée comme de la poésie, une hymne aux pattes de velours.

au fil des toits, on croise des collègues...

au fil des toits, on croise des collègues…

Et la seconde partie de l’album rattrape le temps présent et accompagne Vilebrequin dans une effraction qui tourne mal et va faire basculer sa vie. Mais loin d’être une fin, cela va avec surprise lui apporter la réponse ultime de sa vie : Pourquoi a-t-il un jour ouvert un coffre qui renfermait une éponge ?

Entre humour et émotion, le titre de Le Gouëfflec & Obion surprend par son contenu textuel et artistique. D’un premier abord peu attachant, les personnages à l’anatomie étirée, tordue, se révèlent coller parfaitement au thème et souligner la virtuosité des mouvements du cambrioleur. Et le choix du noir et blanc plonge vite dans l’ambiance nocturne des méfaits.

Une BD surprenante au style inattendu que je conseille à tout le monde, histoire de lire des choses qui sortent un peu des sentiers battus, et le font avec talent.

[BD] Hokuto no Ken

Allez, un article express pour dire deux mots sur un vieux manga dont je viens de me faire l’intégrale. Eh oui, rien que le nom fleure bon la nostalgie, mais bien que tous les trentenaires aient déjà rigolé devant les doublages grotesques de la série animée Ken le Survivant, beaucoup moins en ont lu le manga originel.

Du gore absolu, la larme à l’œil
Un mélange curieux qui existait déjà dans l’animé mais s’avère bien plus présent et palpable sur papier. L’histoire est la même et nous fait suivre un des derniers pratiquants du Hokuto, errer dans un monde apocalyptique à la recherche de sa douce qui a été enlevée. Et dans ce monde où la violence et la cruauté règne, rien ne peut l’arrêter. Le moindre de ses adversaires finira ainsi avec les mains broyées, les viscères explosées, la mâchoire arrachée ou encore le cerveau éjecté. Chaque combat est prétexte à des geysers d’hémoglobine et pourtant, chaque grand méchant emblématique apporte sa dose de mélodrame. Et oubliant l’absurdité de la scène, on se retrouve soi-même ému devant ses hommes monstrueusement bodybuildés pleurer à chaudes larmes, dans les bras l’un de l’autre. Cela devrait être ridicule, ça en est émouvant. Telle est la force de Hokuto no Ken. Lire la suite

[BD] 50F pour tout

Quand la vie privée est émouvante…
Mais pour qui ? Je m’explique. Cette BD est la suite de 41€ pour une poignée de psychotropes et raconte elle aussi des pans très intimes de la vie de l’auteur, tellement intimes que ça peut soulever un débat. Davy Mourier est un auteur que j’adore et dont je suis la vie depuis pas mal de temps, les aspects de son enfance, son adolescence m’intéressent donc et me touchent, car je connais sa sensibilité exacerbée et les démons qui le hantent.
Mais en serait-il de même avec un lecteur lambda ? En effet, les questions et thèmes abordés ne sont pas forcément généralistes, il ne faut donc pas lire cette BD (qui est d’ailleurs plus un journal intime qu’autre chose) en attendant une quelconque identification, mais bel et bien pour accompagner l’auteur dans une réflexion sur sa vie, sur sa personne. Partant de là, Davy nous livre une fois de plus son cœur à nu sans crainte ni honte, de façon souvent crue, totalement sans artifices, et parvient à nous faire ressentir une empathie certaine. Lire la suite

[BD] Peter Pan de Loisel

Un monde imaginaire qui fait froid dans le dos.
Grand classique du conte de fée à la Walt Disney, il vaut mieux oublier tout ce que l’on connaît de cette histoire en commençant à lire la version de Loisel si on ne veut pas tomber de haut. Cette relecture est en effet bien plus noire, cynique et dure que les dessins animés de notre enfance.

Car si l’apostolat de départ est le même, à savoir un enfant qui veut fuir son quotidien et ne pas devenir adulte va être emmené par une fée sur une île perdue où l’on vit l’instant présent sans se poser de questions ; la façon de traiter l’aventure est bien plus sombre.

Peter est donc un enfant miséreux de Londres, battu par sa mère alcoolique mais aidé par un vieux tavernier qui lui apprendra le plaisir de la lecture, qui raconte des histoires imaginaires à ses amis de l’orphelinat pour les faire rêver. Mais dans ce Londres sordide où ivrognes pédophiles côtoient prostituées graveleuses, Peter se voit contraint à fuguer et errer près du vieux port. Un endroit isolé où il va faire la rencontre d’une fée qui va l’emmener au pays imaginaire pour combattre des pirates venus tenter de voler leur trésor. S’ensuivra une aventure avec les habitants de l’île (centaure, sirènes, nains, elfes, indiens), des combats contre les pirates, des dangers mortels et surtout des choix difficiles dû aux caractères des habitants. Lire la suite

[BD] Doggy Bags, tome 2

Le Doggy Bags, volume 2 est sorti ! Yeaah !!
Eh oui, car c’était loin d’être gagné d’avance. Pour situer aux profanes, Doggy Bags est un recueil de 3 histoires d’horreur/frissons/angoisses sorti l’an dernier en peu d’exemplaires. Le projet est tenu par un certain Run qui s’occupe de chercher les auteurs et tout gérer, et l’avenir de la sérialisation dépendait des ventes et retours de ce premier volume. Le succès a apparemment été au rendez-vous (et est mérité car le recueil était vraiment très bon) car voilà un volume 2. Tour d’horizon.

3 histoires bien trashs.
Car c’est le style de la maison, l’ambiance des récits reflète toujours des univers façon Robert Rodriguez : de la série B (presque Z) qui rend bien, des héros ploucs, des gros machos, des blondes pulpeuses et beaucoup de sang qui gicle. Lire la suite