[Série] Sherlock Saison 1

original_578789Relecture de l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle, Sherlock place cette fois-ci le mythique enquêteur dans un Londres moderne, actuel, où sa science de la déduction lui permettra, avec le docteur Watson, de résoudre de multiples enquêtes menant à son ennemi de toujours, le professeur Moriarty.

Cette série comportant deux saisons est d’un format assez atypique puisque qu’elle n’est en tout composée que de 6 épisodes d’1h30 chacun (3 épisodes par saison). Mais la qualité étant au rendez-vous et ayant beaucoup à dire, je vais pour une fois profiter de la faible quantité d’épisodes pour les traiter un par un. Il me sera donc impossible de ne pas spoiler. Cet article n’aura pour une fois pas le but de donner envie aux profanes mais de partager mes impressions avec ceux qui ont déjà vu la série. Pour les autres, je vous conseille de vous jeter de toute façon sur ces deux saisons trouvables à très petit prix, car les nouvelles aventures du Sherlock moderne sont un plaisir à regarder.
SPOIL Si vous n’avez jamais vu la série, ne lisez pas la suite de cet article ! SPOIL

les acteurs collent très bien aux personnages

les acteurs collent très bien aux personnages

Episode 1 – Une étude en rose
Ouverture d’épisode avec un Watson hanté par les souvenirs de la guerre. J’aime le fait que l’approche soit plus humaine que policière dès le début de la série. Watson est touchant, interprété parfaitement par Martin Freeman. Et il représente la normalité, ce qui va nous permettre de nous identifier à lui pour aller ensuite à la rencontre de l’étrange Sherlock.

Puis la série de meurtres pose les bases de l’épisode et intrigue assez pour trouver facile le discours que l’inspecteur Lestrade fait à la presse bien trop standardisé. Ce qui rend délicieux l’intervention par SMS de Sherlock. Une intervention qui pose les bases de la personnalité joueuse et très futée d’Holmes. A noter le choix excellent d’afficher les textes à l’image. Ainsi un style visuel est marqué et un nouveau genre de partage avec le spectateur attire l’attention.

Vient la rencontre entre Sherlock et Watson, merveille de dialogues, de démonstration de déduction et du caractère assez imbuvable de Sherlock. Mais il est trop tard. Comme Watson, on est en un instant fasciné par le personnage et on ne peut que le suivre.

leur première rencontre pose bien les bases du "couple"

leur première rencontre pose bien les bases du « couple »

Sherlock est ensuite emmené par Lestrade sur les lieux du crime, et la première enquête sur le terrain commence. Les textes à l’écran refont leur apparition, soulignant chaque réflexion de Sherlock durant son inspection. Les mots deviennent inutiles, et l’on se met à réfléchir avec lui, essayant de deviner avant lui. Mais c’est impossible, car il va toujours chercher plus loin et nous le démontre par un exposé ne pouvant cacher son excitation. L’ensemble est parfaitement filmé, et surtout rythmé. Les dialogues sont percutants, font mouche et l’envie d’en savoir plus opère immédiatement.

Je pense que c’est là le plus grand atout de la série : savoir rythmer les phases d’enquête tout en usant de dialogues et d’interactions maîtrisées entre les personnages.

Puis vient la scène où Watson est abandonné en arrière, traînant sa patte folle. Il réalise que Sherlock ne vit que pour ses enquêtes, et se pose des questions sur le sentiment d’amitié qui commençait à naître en lui. Il doute.

Et alors qu’on pensait avoir déjà eu un bel aperçu des qualités de la série, l’arrivée d’un nouveau personnage rajoute une couche. Quel magnifique idée que d’avoir laissé planer le doute quand à son identité. On ne peut que penser qu’il s’agit forcément de Moriarty, on se prend déjà à imaginer comment tout cela va évoluer, comment cette rencontre avec Watson risque de tout changer, on se pose à soi-même des certitudes qu’on ne peut amener au bout car la surexcitation de Holmes vient stopper la réflexion et nous rembarque illico dans l’enquête après cet aparté.

les textes qui s'affichent à l'écran, une narration de génie !

les textes qui s’affichent à l’écran, une narration de génie !

L’enquête continue donc et vient la course-poursuite dans les rues de Paris, avec sa mise en scène surprenante mais efficace, et surtout son ton joyeux. Oubliant l’importance de l’enquête, la scène marque surtout l’instant précis où Holmes et Watson se trouvent réellement. Ce dernier n’est pas laissé en arrière cette fois-ci, tout simplement parce qu’il décide de ne pas rester en arrière. Oubliant son problème de jambe, il choisit d’avancer aux côtés de Sherlock, et la musique entraînante présente leur cavalcade comme un jeu, un plaisir partagé. C’est à ce moment là que Watson commence réellement à se considérer comme l’acolyte de Sherlock.

Place maintenant à la fin de l’épisode qui introduit le meurtrier, révélant un personnage atypique, qu’on n’aurait pas pu soupçonner. Une personnalité bien loin de ce qu’on pouvait attendre. Avec son air de gentil petit papy, ses mots sonnent d’autant plus cruels, mais les scénaristes auront le bon goût de sans cesse flirter entre les motivations. Tantôt on le trouve abject, tantôt on pourrait presque le comprendre dans sa folie. Un face à face sans force physique ni réel affrontement, juste des mots. La force des mots. Et surtout l’absence de vainqueur au petit jeu du meurtrier puisque Watson intervient, empêchant Holmes de risquer sa vie. Des rôles et des personnalités qui se complètent parfaitement. Sherlock dans l’affrontement intellectuel mais qui en perd la raison et s’apprête à aller trop loin, et Watson qui se fait discret, mais sait intervenir de façon forte quand la situation le demande. Un dénouement parfait qui laisse planer en fond l’aura d’un certain Moriarty, l’image du mal qui rappelle l’aparté vécu par Watson. Et voilà que le sombre personnage en question arrive en scène juste à la fin et se révèle être en fait être Mycroft, le frère de Sherlock. Une nouvelle relation très étoffée qui prend son ampleur en quelques lignes de dialogues et rajoute encore une couche à la profondeur de la série. Surtout que du coup, le mystère Moriarty s’entoure à nouveau de brouillard.
Un épisode parfait de bout en bout, sans aucun défaut, un petit chef d’œuvre !

musée, mafia chinoise, cirque et code secret...

musée, mafia chinoise, cirque et code secret…

Episode 2 – Le banquier aveugle
Je le dis d’entrée, c’est pour moi, le seul épisode qui ne soit franchement pas terrible. Prenons les choses dans l’ordre.

Passons l’intro qui pose le mystère de façon habituelle, et arrivons à cette scène où Holmes se bat avec un sabreur du Moyen-Orient dans son appartement, et là, les ennuis commencent. Le fait que la situation ait un côté absurde ne me dérange pas, c’est justifié car cela veut montrer le quotidien très inhabituel de Sherlock et son flegme face à lui. Mais le problème c’est que cette scène de baston fait affreusement fake ! Le coup parodique du « derrière vous ! » suivi d’un coup de poing pour clore le combat ne fonctionne pas. C’est ni drôle, ni crédible, on se croirait dans un cartoon. Erreur de style à mon goût par rapport à d’habitude.

Première enquête sur le terrain de l’épisode. Le rythme est toujours bon et entraînant ce qui va faire passer la pillule, mais quand on prend le temps de réfléchir, ça ne tient pas la route du tout. Si la déduction des piliers et des bureaux est captivante pour trouver quel membre du personnel avait le bon point de vue pour apercevoir le code, le principe même du code est juste stupide. Spoilons un instant la suite : on apprendra que le code était une menace pour annoncer sa mort à quelqu’un, ok. Mais du coup, ça sous-entend que l’assassin s’est amusé à s’asseoir dans les fauteuils de tous les employés du bureau pour vérifier que seul la cible avait le bon point de vue (et comme par hasard il n’y a que lui) et s’est emmerdé à rentrer dans une salle sécurisée pour tagger un message à cet endroit précis alors que n’importe où aurait fait l’affaire ? Absurde ! Le message aurait dû être fait devant le bureau de la victime, toute cette complication ne sert qu’à justifier une phase de recherche et une belle déduction de Holmes. Mais si les bases ne sont pas justifiées, la belle déduction s’effondre et semble beaucoup trop gratuite.

Watson est très attachant, mais aussi assez mystérieux

Watson est très attachant, mais aussi assez mystérieux

L’enquête se poursuit de façon assez plate, pas de rebondissements ou de scènes qui surprennent et change le rythme de la narration. On continue à justifier le fait que les symboles taggés sont la clef du mystère, mais ça on le savait dès le début. Pas de nouveau suspense ou de nouvelle pièce du puzzle. Et détail : pourquoi avoir remplacé Lestrade pour un nouvel inspecteur le temps d’un épisode ? On n’avait pas eu le temps de se lasser du personnage en un épisode, il fallait continuer à le faire évoluer dans ce second au lieu de le mentionner absent sans raison particulière. Je n’ai pas compris l’intérêt.

Durant l’enquête s’ensuit une scène où Holmes poursuit leur agresseur dans un musée… sans arme… alors que l’agresseur leur tire dessus. C’est un peu le monde à l’envers, là. Mais bon, admettons.

Et nous voilà dans la scène du cirque. Une scène longue et ennuyeuse où il ne se passe rien d’intéressant du point de vue de l’enquête, et où l’on insiste lourdement sur l’appareil à retardement qui tire une flèche quand tout le sable s’est écoulé. Oui, c’est bon, on a compris, ça servira plus loin dans l’histoire, à notre grand malheur… Mais surtout une nouvelle scène d’action catastrophique ! Holmes qui évite de se prendre des grands moulinets de sabre chinois en faisant des petits mouvements d’épaules, c’est d’un ridicule ! Il ne bouge même pas de devant son adversaire, il devrait être tranché en deux en un instant ! On dirait une mauvaise chorégraphie de cosplayeurs ! Et bloquer un sabre avec une bombe à graffiti, non mais c’est du papier alu, ce sabre ! Sérieux, je m’emporte, mais regardez à nouveau la scène avec attention pour réaliser le ridicule de ce combat. Même Watson qui avait juste à plonger sur l’ennemi pour l’emporter avec le poids de son corps se contente de le pousser un petit peu en amortissant le contact avec ses mains pour ne pas se faire mal… pathétique.

cet épisode n'en plus plus de piétiner dans la mollesse et la banalité...

cet épisode n’en plus plus de piétiner dans la mollesse et la banalité…

L’enquête reprend et ça y est, enfin, on résout cette fichue histoire de code ! 1H d’enquête pour ça, c’est le plus long suspense de la série, autant dire que ça ne suffit pas vraiment à justifier un épisode entier. C’est sûrement pour cela que les scénaristes se sont sentis obligés de tenter une fin plus punchy ! Et là, c’est le drame ! On aura droit à tout : Watson et sa copine en otage, monologue inintéressant et affreusement long d’une méchante pas du tout charismatique qui reprend consciencieusement les bases de l’enquête pour bien tout ré-expliquer à ceux qui dormaient, faux suspense de « je vais te tuer et en fait non, pas tout de suite, mais attention, je vais te tuer quand même », monologue de la méchante où elle simule de parler à un public pour rajouter du poids à ses actes (il est évident que ça ne marche pas du tout), Piège à retardement activé qui risque de tuer la copine de Watson dans quelques instants… juste le temps de la sauver, quoi, ou encore arrivée débile de Sherlock sur les lieux qui annonce à haute voix sa présence mais se la joue batman en surgissant de l’ombre pour abattre les sbires et arrive finalement derrière les méchants sans que personne ne l’ai vu. Les gaaars ! Ils sont dans un tunnel de même pas 10 mètres de large ! Il est impossible de se rapprocher sans être vu !

Finissons par un petit dénouement comique et aussi par la citation du nom Moriarty, histoire de relier le tout à la trame principale, et nous avons bel et bien un épisode plus que moyen, carrément mauvais même qui fait tâche dans la série et mériterait presque d’être sauté tant il n’apporte rien à l’ensemble.

Lestrade est charismatique mais toujours largué, et se repose sur Sherlock

Lestrade est charismatique mais toujours largué, et se repose sur Sherlock

Episode 3 – Le Grand Jeu
l’épisode commence par une anecdote de la vie de Sherlock face à un prisonnier et exaspéré par la grammaire catastrophique du prévenu. Dialogue savoureux qui redonne espoir après l’épisode précédent.

Dans la même foulée, on suit un échange de la vie de tous les jours entre Sherlock et Watson. Les petits différents de la vie de couple, si j’ose dire, abordant l’ennui de Sherlock face à la vie « normale ». Dialogues percutants avec beaucoup d’humour une fois encore.

Et soudain, une explosion, un courrier, un coup de téléphone, les choses s’emballent et Sherlock se retrouve embarqué et visé personnellement par une série de méfaits particulièrement travaillés. Les indices sont ciblés et s’adressent directement à lui, menant à des otages menacés uniquement pour tester son pouvoir de déduction.

Une enquête qui à des accents de jeu, et nous fait donc directement penser à Moriarty. Face à l’ennui du quotidien, Sherlock et Moriarty s’affrontent par enquête interposée.

Les quatre enquêtes qui vont suivre à un rythme acharné sont captivantes, bien trouvées et traités avec un rythme haletant. Un vrai régal qui contraste en intensité de contenu par rapport à l’épisode précédent, là aussi.

Et en parallèle, Watson se sentant viscéralement le devoir d’agir aussi pour sauver les otages, se voit relégué par Sherlock à enquêter de façon parallèle. Déçu de se voir écarté, Watson va chercher à se sentir utile et va même jusqu’à réquisitionner Sherlock et s’en servir pour amener son enquête à son terme. Mais alors que Watson se sentait en confiance, fier de lui, Sherlock lui fait comprendre froidement qu’il s’est planté sur toute la ligne et qu’en fait ce dernier a la solution de l’énigme. Une scène qui m’a laissé assez frustré face à ce comportement. La relation entre les deux compères a toujours été de l’ordre du dominant et du dominé, mais je n’aime pas que Watson soit aussi piteux. La relation est la même dans le premier épisode, mais à la fin Watson est présent pour intervenir dans un coup d’éclat. Ce qui ne sera pas le cas dans cet épisode, c’est dommage, je trouve, ça atténue l’importance du personnage.

la tension est palpable durant le face-à-face...

la tension est palpable durant le face-à-face…

L’enquête reprend et les mène jusqu’au Golem, ce qui amène une nouvelle scène d’action dans toute son absence de maîtrise. Le combat est ridiculement chorégraphié une fois de plus, et n’apporte aucun intérêt à l’histoire, hormis casser l’ambiance d’affrontement intellectuel qui nous tenait en haleine. Heureusement que la sauce reprend juste après.

Et maintenant que les énigmes sont résolues vient enfin le face à face tant attendu, la rencontre avec Jim Moriarty. Une rencontre qui m’a laissé un peu dubitatif.

Tout d’abord parce que ce dernier s’amuse du fait que Sherlock l’ait déjà rencontré, sauf que je ne vois vraiment pas l’intérêt de cette pré-rencontre anonyme en milieu d’épisode. Comme le personnage était sans importance dans l’histoire, le révéler être en fait Moriarty n’apporte ni surprise ni révélation.

Par contre, bon point pour la personnalité très farfelue du Professeur. Il rit, fait l’andouille, cela surprend et intrigue à la fois. Et cela crée un fond de folie et de froideur à ce personnage qui voit la mort des gens comme un jeu et s’emploie à tuer. Mais je reste stoïque face à la soudaine montée de voix façon « je suis un fou ! » quand il parle des gens qui meurent. C’est se coller une étiquette de maniaque un peu schizo au lieu de laisser le soin au spectateur de se forger son opinion sur le personnage. C’est dommage.

Oh, et un détail que je n’ai toujours pas compris, si quelqu’un peut m’éclairer. Quand Watson attrape Moriarty et le menace d’exploser avec lui, Moriarty le félicite et finit par lui dire « oups, vous en avez trop dit », le tout ponctué par un effet sonore qui fait penser à un truc important, un retournement de situation, et l’action est en effet avortée quand le sniper vise Sherlock. Je comprends la scène mais pas les dialogues… De quoi parle Moriarty ? Qu’à dit Watson pour en avoir trop dit ? J’ai cru à une approximation de traduction, mais la VO présente les mêmes mots.

mais ces espèces de hurlements soudains me font plus penser à un roquet qu'à un génie du mal et ça me casse l'aura de mystère...

mais ces espèces de hurlements soudains me font plus penser à un roquet qu’à un génie du mal et ça me casse l’aura de mystère…

Et enfin, le départ excellent de Moriarty qui a parfaitement piégé Sherlock et Watson et qui s’en va tranquillement, leur laissant la vie sauve, et contrastant le « je vous aurai tôt ou tard » de Serlock par un « Non, vous ne m’aurez paaas » bien chantant et narquois, c’est un dénouement à la fois amusant et humiliant, promesse de vengeance future, qui crée l’intérêt pour la saison 2 et clôt joliment l’épisode.

Sauf que non, Moriarty revient prétextant son caractère versatile pour leur annoncer que finalement, il a changé d’avis, il va les faire tuer. Et sherlock se retourne et menace de tirer sur les explosifs qui sont entre, et générique de fin. Qu’est-ce que c’est que ce cliffhanger foireux ?? Il n’y avait pas besoin de faire ça pour tenir les spectateurs en haleine, la fin était nickel, c’était dans l’esprit de la série, c’était une fin classe ! Et là, ça devient une fin prétexte et bateau, complètement forcée. Quel dommage encore.

L’épisode 3 m’a donc laissé un goût mitigé à cause d’une ou deux scènes et de ce personnage Moriarty dont je ne sais quoi penser. A la fois, je le trouve intéressant, et à la fois, certains de ses dialogues et de ses actes me semblent très injustifiés. J’espère que la suite révélera le personnage et peut-être justifiera mieux son caractère. Mais malgré ces petits écueils, cet épisode reste de très bonne facture et fait oublier l’épisode 2, me faisant savourer à nouveau le charme de la série.

J’ai vraiment trop de choses à dire sur cette série et l’article serait bien trop long pour continuer ainsi, je traiterai donc la saison 2 dans un second article qui viendra rapidement. Et comme j’aime bien finir mes articles par un trailer, c’est l’occasion de montrer du doigt ce très mauvais trailer officiel de la série qui ne donne vraiment pas envie, et c’est bien dommage…

Sherlock Trailer

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