[Film] Le dernier rempart

le dernier rempartRay Owens est le shérif d’une petite bourgade paumée à la frontière des Etats-Unis et du Mexique. Dans cette ambiance campagnarde, il coule des jours paisibles, se reposant d’une vie passée de flic d’Elite à Los Angeles. Mais évidemment, sa fin de carrière tranquille va être bouleversée par l’évasion d’un des plus dangereux chefs de Cartel à Las Vegas. Ce dernier se dirigeant vers la frontière dans une Corvette gonflée à bloc, aucun agent du FBI n’est en mesure de le rattraper, pas même en hélico. La seule chance de l’arrêter est de lui tendre une embuscade dans la petite ville de Summertown avec les forces de police du coin, à savoir Ray et quelques adjoints. Mais le chef de Cartel avait prémédité son trajet et de nombreux hommes de main comptent bien lui déblayer le trajet à grand renfort d’armes automatiques. Un affrontement inégal, mais Ray ne compte pas baisser les bras. Ils ne passeront pas.

des flics de chocs improvisés

des flics de chocs improvisés

Un très bon retour !
« Je reviendrai ! »… Il l’avait dit, dit et redit, eh bien voilà, Schwarzenegger est de retour au cinéma. Oubliez l’homme politique, revoilà la carrure d’armoire à glace au service du film d’action couillu et stéréotypé. Mais là où les apparitions dans The Expendables se limitaient à de la parodie de nanard hollywoodien des années 90, Le Dernier rempart, lui, joue la carte sérieuse et tente de faire les choses bien.

Le réalisateur coréen Kim Jee-Woon, ne se contente pas de jouer de la réputation de l’acteur et crée un film travaillé. Le scénario, bien que présentant une trame basique, va prendre le temps de poser chaque personnage et de leur donner un caractère sympathique et attachant, et ne va user des scènes d’action qu’avec parcimonie. On ressent parfaitement l’attente de l’assaut que subissent les héros, et lorsque tout éclate, l’affrontement est fort, puissant, et ne se perd pas en chorégraphies exagérées pour en mettre plein les yeux.

Terminator a pris un coup de vieux, mais il gère...

Terminator a pris un coup de vieux, mais il gère…

Les méthodes sont bourrines, implacables et sonnent juste. La course-poursuite avec le chef du gang est intelligente, originale et haletante et le combat final est brutal et sévèrement burné. Schwarzy a passé l’âge de sauter dans tous les coins, emporté par le souffle des explosions, et le réalisateur en est conscient. Il lui a donc servi un rôle réaliste, entre le taureau et le catcheur, qui lui va comme un gant.

Malgré tout, le jeu d’acteur plus que moyen de la star est également de retour et va plomber un peu certains dialogues, mais comme les punchlines sentent bon les années 90, ça passe. Je ne sais pas, d’ailleurs, si le public jeune appréciera ce film tant les codes d’il y a 20 ans sont palpables. Mais pour les gens de mon âge, c’est un excellent retour du genre et ça fait plaisir à voir. Espérons que Schwarzy saura continuer sur cette lancée pour se créer une belle fin de carrière.

 

 

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2 réflexions au sujet de « [Film] Le dernier rempart »

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