[Jeu] Call of Duty Black Ops 2

Call-of-Duty-Black-Ops-IITous les ans, c’est la même routine… « ah, non, cette fois, je boude Call of Duty, j’en ai assez fait… » et tous les ans… « niiii, bon d’accord, je le prends, ça va ! ». Quand on n’a pas de volonté, on épuise son porte-monnaie…

Petit rappel de la licence
En 2007, sur une PS3 flambant neuve, je découvre Call of Duty 4 Modern Warfare, développé par Infinity Ward, petit bijou qui révolutionne le monde des FPS avec un solo court mais intense et mémorable, et un multijoueur de rêve qui m’a valu un sacré paquet de nuit blanches.
L’année suivante, le développeur rival (ils alternent les développeurs une année sur deux) sort World at war, qui fut un bon opus, objectivement, mais qui donnait tellement l’impression de revenir en arrière en abordant ENCORE la seconde guerre mondiale ! Après une guerre moderne l’année précédente, Treyarch souffre clairement de la comparaison et on oublie vite ce pendant de la licence en le cataloguant comme moins bon.

Call of Duty 4 reste le meilleur !

Call of Duty 4 reste le meilleur !

Un an plus tard sort enfin Modern Warfare 2. Reprenant la bonne recette et l’exploitant encore un peu plus, je me suis senti néanmoins une certaine lassitude dans la longueur. Le solo ne laisse pas de scènes cultes en tête, et le multi est un peu fade…
Et c’est là que Treyarch surprend avec call of duty 7 Black ops, offrant une alternative entre vieux poussiéreux et modernité avec pour thématique la guerre froide, et surtout un scénario. Pas juste un enchaînement de scènes d’actions hollywoodiennes… une vraie histoire narrée avec une mise en scène travaillée, des personnages intenses, et des retournements de situation magnifiques. Le multi tente de nouvelles pistes pas toujours judicieuses mais ayant le mérite d’essayer.

Black Ops avait des personnages géniaux

Black Ops avait des personnages géniaux

Malheureusement, depuis Modern Warfare 2, la communauté multijoueur s’est considérablement rajeunie, entraînant son lot de joueurs immatures, ne pensant qu’à hurler, insulter, chanter, rôter, etc… autant dire que si l’on ne fait pas partie d’une team, il est difficile de se trouver des potes de jeu agréables sur le tas.
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Modern Warfare 3, confié cette fois à sledgehammer Games, choisit de bouder la réussite de son collègue et va continuer dans la lancée d’Infinity Ward avec un échec d’estime certain. Le solo est de plus en plus rocambolesque, sans aucune immersion réelle, et le multi est plus ennuyeux que jamais. Les maps sont mal équilibrées, les menus bordéliques, les serveurs catastrophiques… rien ne crée l’envie de vouloir augmenter ses stats des nuits durant.

Et cette année, Treyarch entend bien confirmer sa position de nouveau leader de la licence avec Black ops 2 qui va tenter de jouer sur tous les plans et de trouver le compromis parfait.

Le vieux Franck raconte en flashback les vérités cachées

Le vieux Franck raconte en flashback les vérités cachées

Un mode solo digne de son ancêtre
Par d’habiles flashbacks efficacement traités dans la narration, Black Ops 2 va nous faire suivre d’une part Alex Mason, héros de Black Ops 1, face à un nouveau dictateur en puissance qu’il va se mettre à dos personnellement, et David, son fils devenu soldat dans un futur proche faisant face au dit dictateur devenu dans le futur un véritable danger pour les Etats-Unis, et donc le monde, évidemment.

les persos du futur sont de dignes successeurs en charisme

les persos du futur sont de dignes successeurs en charisme

Les époques vont donc s’alterner de mission en mission, nous faisant découvrir ce qui est arrivé à notre précédent héros et comment son fils va découvrir la vérité sur son passé et affronter le présent. Une méthode très pertinente qui apporte deux points de vue intéressants sur un dictateur torturé, empli de haine et de désir de vengeance. Et cela va surtout nous permettre de jouer au black ops que l’on connaissait, avec son ambiance guerre froide bien traduite, et d’aborder une guerre de technologie avancée, avec droïdes de combats, drones, et autres armes futuristes, marchant ainsi clairement sur le territoire des Modern Warfare. Reste plus qu’à transformer cet essai.

les flashbacks en guerre froide sont un peu plus archaïques...

les flashbacks en guerre froide sont un peu plus archaïques…

Et c’est le cas ! Le solo est une réussite. Non seulement par son ambiance et son scénario une fois encore de qualité, et par des personnages ambigus, pas forcément tout noirs ou tout blancs, mais aussi par une légère amélioration du style Call of Duty. Des détails que certains trouveront anecdotiques mais que je trouve important de signaler vu que la recette n’avait pas bougé depuis 6 ans.

La célèbre progression scriptée en couloirs tant critiquée a évolué. Sans aller jusqu’à offrir différents styles d’approches, on peut tout de même apprécier le fait que chaque zone n’est pas qu’un couloir au sens littéral du terme. Nous pouvons cette fois-ci avancer en choisissant de passer par tel immeuble, tel couloir, on peut avancer en bourrin, ou bien sécuriser les zones. Ça n’offre pas une liberté immense, mais ça a le mérite de camoufler en partie cette notion de dirigisme extrême propre à la série.

le dictateur est psychologiquement troublant...

le dictateur est psychologiquement troublant…

Ensuite, je suis heureux de constater qu’ENFIN, les ennemis n’apparaissent plus tout le temps à l’infini. Cette progression par vague était la chose que je détestais dans la série depuis toujours. Tant qu’on n’avait pas franchi le checkpoint invisible, les ennemis affluaient en masse, quelle que soit la situation, même dans un sous-marin confiné, les ennemis étaient infinis. Je détestais ça. Et là, enfin, un peut tuer tous les ennemis de la salle et bénéficier d’un temps mort que l’on peut consacrer à l’exploration.

Ajoutez à cela le fait que des choix vont sont proposés. Trop peu, il est vrai, mais tout de même bien plus que d’habitude. On pourra ainsi perdre un coéquipier important, voir mourir des personnages principaux, influençant le déroulement de certaines cinématiques (de façon anecdotique, certes, mais appréciable), et le développeur parle de 8 fins différentes.

Entre héroïsme et choix difficiles

Entre héroïsme et choix difficiles

J’avoue ne pas les avoir essayées et même à douter sérieusement des détails qui font ces différences, mais bon, une fois de plus, la volonté d’améliorer la recette Call of Duty est là, et ça mérite de le souligner.

Ah si, il faut bien avouer que toute tentative de nouveauté n’est pas forcément une réussite, à l’image des petites missions de « gestion » de troupes proposées par ci par là, durant l’aventure. Une idée qui aurait pu porter ses fruits si le fonctionnement avait été plus intuitif et si les ennemis avaient une intelligence artificielle correcte, ce qui n’est pas le cas. Face à ce constat, on prend bien vite le contrôle d’un seul soldat, laissant les autres se débrouiller comme ils veulent, et on oublie cet essai plutôt raté.

Un mode zombie pour les adeptes
A l’époque de World at war, Treyarch décide d’inclure un petit bonus rigolo à son jeu : un mode multi-joueur ou 4 soldats enfermés dans une maison vont devoir résister à des vagues infinies de plus en plus ardues de zombies.

les zombies sont de retour, pour vous jouer un mauvais tour !

les zombies sont de retour, pour vous jouer un mauvais tour !

Un défouloir simple et sympathique qui fit en quelques semaines un buzz énorme. Le multi en est même venu à être boudé par de nombreux fans au profit de ce délire zombie. Le développeur se lance donc immédiatement à l’assaut de cette trouvaille et nous pond mois après mois des maps zombie de plus en plus travaillées et complexes, ajoutant background, armes, atouts, pièges, téléporteurs… un nouveau jeu était né, le mode zombie. Et j’ai fait partie de cette vague qui s’est régalé à crier de trouille en étant poursuivi par une horde de cadavres ambulants qu’un collègue mitraille à tout va pour nous éviter une mort certaine.

Malheureusement, quand le premier Black Ops remit les zombies sur le devant de la scène, la mayonnaise ne prenait plus à mon niveau. Et ce pour deux raison. Tout d’abord, cette foutue communauté gamine et hargneuse qui empêche bien souvent les rencontres simples et marrantes que l’on pouvait faire au fil de la survie.

un mode assez élitiste, malheureusement...

un mode assez élitiste, malheureusement…

Et ensuite, le niveau de compétences des joueurs. Je suis en effet, un joueur de niveau moyen, assez correct pour faire quelques jolis scores de temps en temps et ne pas mourir sans cesse, mais je ne passe pas ma vie sur Call of, et encore moins sur le mode zombie. Mais Treyarch répondant avant tout à la demande des puristes du mode zombie, ont tellement augmenté la complexité des maps et de leur compréhension, que le joueur occasionnel comme moi ne peut pas suivre. Insensible face à ces nouvelles maps toujours plus grandes et tordues, je regrettais l’époque de la petite maison dans la nuit…

Et c’est pourquoi je n’ai carrément pas accroché au mode zombie de ce nouveau Black Ops. Non seulement, on continue cette complexification, mais en plus, l’univers est devenu une espèce d’open world immense. Impossible pour moi d’y prendre du plaisir, je ne peux donc pas vraiment juger de ses qualités et défauts. Je pense qu’une fois de plus les acharnés du mode trouveront leur bonheur.

Un multijoueur qui crée l’envie
Que de bonheur de retrouver enfin un mode multi à la hauteur ! Il ne m’était pas arrivé depuis longtemps d’aller au prestige en ayant encore envie de faire le suivant… depuis Call of Duty 4, en fait. Les défauts des prédécesseurs ont été gommés, et des qualités certaines sont au rendez-vous, que demande le peuple ?

des soirées de frags en perspective^^

des soirées de frags en perspective^^

Les nouvelles armes et gadgets futuristes sont à l’honneur avec des lunettes de visée à reconnaissance de mouvement, des grenades à capteurs pour signaler les positions, des drones de combats déployables et autre tourelle à micro-ondes pour déstabiliser l’adversaire. Des atouts qui ne changent pas vraiment le gameplay, mais qui le modernisent et ouvrent encore un peu les possibilités.

Et surtout, ils sont globalement plus équilibrés. Hormis peut-être le drone de reconnaissance encore plus omniprésent que dans les autres opus, les streaks sont variés et les joueurs ne sont pas unanimes quand à leur choix, ce qui permet de voir un peu de tout dans une partie. Une bonne idée également avec le Gardien, cette tourelle qui, placée judicieusement, va créer un champ de micro-ondes bloquant le passage des troupes adverses. Un atout intelligent et stratégique durant les matches à objectif… et réfléchir un peu dans un Call of, ça fait du bien.

drones, tourelles, sulfateuse, que du bonheur...

drones, tourelles, sulfateuse, que du bonheur…

Et si cet équilibre entre streaks et stratégie est efficace, c’est en grande partie parce que les killstreaks sont désormais des scorestreaks. En effet, jusque là, seul l’enchainement de kills permettait de débloquer de genre d’équipement, privilégiant une attaque brute et violente de l’équipe adverse. Ce sont désormais les points obtenus qui régissent ce système, et on se rend bien vite compte que jouer les objectifs est une grosse source de scoring. L’ensemble se trouve donc bien plus motivant et intelligent que d’habitude.

Qui plus est, je trouve que globalement, les scorestreaks sont plus instantanés… on lance son attaque, on place son équipement, il agit, et hop, on retourne à l’action. Je ne me suis quasiment jamais retrouvé face à un ciel constellé d’hélicos de soutiens comme dans les Modern Warfare. A voir si cela continuera par la suite.

y'a rarement autant d'action dans le même écran, faut pas exagérer !

y’a rarement autant d’action dans le même écran, faut pas exagérer !

Les maps sont également un vrai petit plaisir d’équilibre. Après une trentaine d’heures de jeu en multi, aucune map ne me sort par les yeux. Un exploit. Au pire, je suis un peu moins fan de deux ou trois d’entre elles, mais globalement, toutes possèdent des coins sniper, des couloirs de taille moyenne pour les fusils d’assauts ou les mitrailleuses et des aspérités de l’environnement permettant une avancée au corps à corps ou au fusil à pompe. Un équilibre que je n’avais pas vu depuis bien longtemps également. Cela permet à nouveau de rencontrer des types de joueurs très variés, et ça fait plaisir.

Un autre aspect nouveau permet cette variété : la création de classes. Cette fois-ci, nous ne sommes plus prisonniers de la configuration type d’une classe. La seule limite de 10 slots est présente, au joueur de remplir ce qu’il préfère selon ses goûts.

la création des classes est très ouverte

la création des classes est très ouverte

Privilégier des armes bien équipées avec viseurs, poignée, silencieux, ou plutôt accumuler des atouts pour courir plus vite, ramasser des munitions ou se déplacer sans bruit… chacun son style de jeu, polyvalent ou très spécialisé. Les styles sont nombreux et intéressants.

Tout cet aspect gestion se fait d’ailleurs dans des menus agréablement clairs. Plus de menus tortueux comme Modern Warfare 3 et surtout, enfin des stats qui restent malgré le passage de prestige ! Je n’avais jamais compris ce choix de tout réinitialiser, sachant que remplir tous les défis d’armes et autres prend pratiquement autant de temps que de faire tous les prestiges. Ici, nous pouvons enfin faire évoluer les deux en parallèle, et remplir ses défis d’armes jusqu’à obtenir les camouflages en or, et les défis de missions et autres… Chaque partie se lance donc en ayant en tête l’envie de faire de l’exp, d’augmenter une ou deux armes, et de faire quelques défis. Tout ce qu’il faut pour motiver vos soirées. Enfin quand les serveurs ne déconnent pas trop… Call of Duty ne pouvait pas abandonner cette tradition d’avoir des soucis de serveurs, voyons.

come get some !

come get some !

Oh, et un détail que j’apprécie, le mode jeux d’armes ets présent et inclus dans l’évolution générale d’XP. Ça fait plaisir, parce que j’adore ce mode.

Il y aurait sûrement encore pleins de détails à aborder, mais je pense avoir parlé du principal. Il me reste juste à signaler que pour le moment, le côté obscur de la communauté Call of Duty ne se fait pas trop ressentir. Le jeu étant récent, un gros pourcentage de joueurs moins habitués, et donc souvent plus ouverts d’esprit, est présent sur les serveurs, entrainant un peu plus de tolérance et de variété. Je me suis même surpris une ou deux fois à m’amuser avec un inconnu et à le féliciter pour sa partie. Alors comme dirait l’autre, et même si je n’y crois pas trop… pourvu que ça dure !

une grande variété de styles de jeu

une grande variété de styles de jeu

hit ou honte ?
Que dire donc au final de ce nouveau Call of Duty que nombreux attendaient une fois de plus comme le messie et qu’autant dénigrent de toutes leurs forces ? Eh bien je dirais que ça dépend tout simplement du point de vue. Si l’on juge la licence dans son ensemble, elle incarne l’aspect le plus archaïque possible de la grande machine commerciale du jeu vidéo. Une recette qui n’évolue que très peu, un moteur graphique identique depuis 6 ans, et une communauté qui décline en qualité. Ce n’est clairement pas en soi un exemple à suivre.

Mais si à l’inverse on ne juge le jeu que sur ce qu’il est, en tant que tel… Oublions ses ancêtres et ne voyons que cet opus indépendamment. Le jeu est un must !

C'est toujours pareil, nos jeux, non ? Oui, chef, mais c'est trop bien et ça se vend. Bien vu, soldat.

C’est toujours pareil, nos jeux, non ? Oui, chef, mais c’est trop bien et ça se vend. Bien vu, soldat.

Un solo époustouflant avec une bonne histoire et de l’action frénétique, un mode zombie bien complet pour les fans, et un multi super efficace, bourré de bonnes idées et qui nous tient en haleine pendant des dizaines d’heures. Même les graphismes sont au final corrects, l’ensemble est plutôt joli. C’est juste le fait de savoir qu’avec les millions de bénéfices amassés, ils ne prennent pas la peine d’être à la pointe de la technologie, qui nous révolte. Mais en soi, l’ensemble n’est pas désagréable quand même, loin de là.
Tout dépendra donc de si vous êtes du genre à vouloir juger la licence ou le jeu en lui-même. Moi, je trouve que cette recette fait un peu grincer des dents, bien sûr, mais n’est pas plus honteuse que les FIFA, ou même les super mario, qui sortent toujours la même chose à peine révisée, sans que ça ne choque personne. Sujet à polémique, mais en tout cas, dans les faits, Call of Duty Black Ops 2 est un excellent jeu, à n’en pas douter. Et sur ce, je retourne jouer.
Call of Black Ops 2

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2 réflexions au sujet de « [Jeu] Call of Duty Black Ops 2 »

  1. Ça fait plaisir de lire un article passionné comme celui la et assez « pointu » dans les termes, ça me donne envie de re essayer ce genre de jeu malgré l’échec de la dernière fois XD;

    • après, on avait essayé que le solo, ensemble… et les expériences de jeu solo et multi sont très différentes… ça vaudrait le coup qu’on essaie de jouer en multi (nous deux sur le même écran, mais avec le reste du monde) pour voir, on sait jamais…

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