[Rétro] FlashBack : The quest of Identity

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Un an après le mythique Another World d’Eric Chahi qui a bouleversé le monde du jeu vidéo, Flashback a marqué à son tour les mémoires de gamers comme un digne successeur du style de jeu action aventure au style cinématographique et à l’animation extra fluide… Aujourd’hui, 20 ans se sont passé. Qu’en est-il de ce jeu culte sorti sur Snes et Megadrive ?

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La nostalgie ne fait pas tout
C’est vrai qu’il convient de bien garder en tête le côté précurseur du jeu. Mais on se rend vite compte qu’il n’a réellement que ça qui lui ait permis de marquer autant une génération. L’animation se résumait à l’époque à deux ou trois poses du personnage pour le faire courir. Mais à l’instar de Prince of Persia, et Another World, le héros de Flashback décompose chacun de ses mouvements avec une fluidité impressionnante pour l’époque. Un peu trop même, car cela oblige une certaine rigidité dans la jouabilité et un temps de réaction à chaque commande beaucoup trop long.

Et ensuite, le second aspect mémorable est l’immersion. Grâce à des cinématiques aux cadrages très cinéma (mais au chara design parfois affreux), et une aventure à dimension humaine, même s’il est question d’extra-terrestre, on perçoit vite un fort potentiel d’identification pour le joueur qui se sentira voyager tour à tour dans une jungle mystérieuse, une ville futuriste ou encore une planète inconnue.

Un scénario un peu simpliste et tiré par les cheveux mais qui fait de réels efforts pour justifier chaque personnage secondaire, chaque rebondissement, ce qui pour l’époque est un fait bien trop rare.

Malheureusement, alors qu’on est sur le point de se sentir transporté par cette ambiance palpable, la jouabilité lourdingue vient sans cesse nous rappeler les défauts du jeu.

Car si l’animation explique la lenteur de réaction du personnage (un mal pour un bien, admettons), la galère sans nom que sont les phases de saut sont difficilement pardonnables. Des touches peu intuitives et un timing difficile à cerner nous obligent sans cesse à recommencer tel ou tel passage simplement, parce qu’on aura pas réussi à faire ce que l’on voulait de notre héros. Et ne parlons pas de la gestion de l’inventaire qui nous oblige à faire défiler les items pour aller chercher une clé, alors qu’il serait si simple de faire ouvrir la porte directement dès lors que l’on possède la bonne clé.

Les items, d’ailleurs, parlons-en ! Je sais que la résolution de l’époque ne permettait que peu de détails et que le style réaliste interdisait tout symbole voyant pour localiser les items. Mais quand ces derniers n’apparaissent que sous la forme de deux pixels plus clairs dans une jungle de plusieurs écran, il devient absurde de ne pas au moins fait luire l’objet, ou un quelconque autre éclat qui nous attirerait l’œil et nous empêcherait de passer 30 minutes à tourner dans la même zone sans voir la clé de cette foutue porte ! Surtout quand, comme dans le niveau 7, les allers-retours nous font perdre le fil conducteur et transforment la zone en labyrinthe. Un aspect qui, associé à la jouabilité hasardeuse, va provoquer bien souvent une certaine lassitude voire de l’énervement.

Exit donc l’ambiance immersive du jeu et l’appréciation de son animation. La palme du niveau ennuyeux revient tout de même au monde 2 où sous prétexte de réunir 1500 crédits pour acheter des faux-papiers pour quitter la planète, on va devoir aller chercher un permis de travail, puis aller trouver du travail au Pôle Emploi (c’est la crise !), puis effectuer 6 ou 7 petits boulots répétitifs pour amasser la somme pour obtenir les faux papiers pour participer à un jeu télévisé pour gagner le premier prix qui est un voyage sur la Terre. Et lorsqu’on finit enfin ce foutu niveau, le présentateur du show félicite chaudement le grand gagnant : Conrad !
C’est notre vrai nom… sans déconner, on s’est fait chier pendant des plombes pour avoir des faux-papiers et ce con a donné son vrai nom au présentateur du show ! Les développeurs se foutent de notre gueule !!

Enfin bref, dans son ensemble, le jeu reste très correct, mais les défauts sont tout de même trop présents pour que le souvenir nostalgique ne suffise pas pour parcourir le jeu sans pester face à la jouabilité et au gameplay répétitif. Certains souvenirs ne sont peut-être pas à déterrer.

le début du jeu en vidéo :

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