[Film] Ted

Un Noël, le petit John, enfant boudé de ses camarades, fait le vœu que son ours en peluche prenne vie pour devenir son meilleur ami. Le lendemain matin, il exhibe fièrement au monde Ted, le premier ours en peluche vivant au monde. Étonnant par sa particularité unique, il va devenir très rapidement la coqueluche du pays, être interviewé à la télé et autres médiatisations, mais fidèle à John, il restera avant tout son confident et son ami le plus cher.

25 ans plus tard, John est adulte, il travaille, est en couple, mais vit également toujours avec Ted qui n’est plus désormais qu’une star éphémère du passé. Car comme la voix off le dit en début de film. Quelque soit la star, avec le temps, tout le monde s’en fout.

Du Seth MacFarlane dilué
Oui car si on reprend les choses dans l’ordre. Je découvre l’affiche du film. Je me dit direct que ça sent le film de fin d’année gnangnan et basique. Puis je m’aperçois que les critiques sont bonnes. Je regarde donc tout de même la bande-annonce, qui nous montre un enchaînement de gags classiques et simplistes sur le thème de l’ourson humanisé trop cool qui fume des bangs. Ça me rappelle le lourdingue film Paul et son extra-terrestre rasta, et je me dit que non merci. Et puis je découvre que le réalisateur est Seth McFarlane, et ok, je vais le voir.

Pourquoi ce revirement ? Eh bien parce que McFarlane est le créateur de la série animée des Griffins. Et les Griffins, c’est juste une putain de trop bonne série de la mort qu’il faut absolument avoir vu sous peine de finir sa vie dans les limbes ! À regarder le film Paul en boucle ! Non, ça, c’est trop cruel…

Et c’est donc avant tout à la recherche du talent de ce monsieur que je suis allé voir Ted, et en est été à peu près contenté. Mais pas totalement, quand même… Le film est très correct, bien plus que le thème ne laissait présager en tout cas. Mais outre certains passages un peu mous et des acteurs pas très convaincants, il est surtout inégal. Certains scènes rappellent furieusement les Griffins, c’est clair, et font marrer. Mais l’ensemble est énormément dilué au profit d’un scénario affreusement banal et qui manque de punch. A mon humble avis, McFarlane a dû méchamment brider ses délires pour rentrer dans des cases imposées par la production, visant un public large, facile et politiquement correct. Et c’est dommage, car une fois passé les bons moments, le reste laisse une petite lourdeur sur l’estomac et ne motive vraiment pas un autre visionnage.

L’amour des années 80-90
McFarlane n’a jamais caché son affection pour le cinéma et les codes de ces années là, et il le fait toujours ressortir dans ses créations. A l’image des Griffins, Ted baigne sans cesse dans les allusions aux films, séries, acteurs des nanards mal vieillis ou des grands classiques de la jeunesse des gens de mon époque. Star Wars, K200, Indiana Jones, Flash Gordon, E.T…. nombreux sont les clins d’oeil qui donnent le sourire. Et du coup, on se prend forcément un peu d’affection pour John et Ted qui aiment regarder leurs films et se taper des délires, ce que la copine veut faire changer. Mais ne vous en faites pas, je rappelle que c’est un film grand public, la conclusion du film sera donc évidemment qu’il faut accepter les gens tels qu’ils sont. Pas de panique, donc.

Par contre, juste un détail qui ne nuit pas à la qualité du film en soi mais qui me gène. Pourquoi toutes les nanas sont bonnes dans ce film ? Oui, oui, je sais, c’est toujours comme ça, mais là c’est vraiment forcé. Au début, j’ai cru à une critique discrète de la société en voyant le lieu de travail de la copine, peuplé de filles pleines d’ « arguments » et maquillées à outrance, toujours le ventilateur dans les cheveux. Mais non, même dans l’entreprise de location de voitures pourrie où travaille John, la fille est une top modèle. Obligé, ça va être une fille qui va tenter John à l’adultère, un truc comme ça. Non plus ! On ne la reverra quasiment plus. Elle était juste comme ça, point. Et c’est pareil pour les mecs, d’ailleurs, quelque soit leur condition sociale, leur travail, ils sont maquillés, coiffés et habillés pour avoir the look parfait, chic, etc… WTF
Je ne comprends pas trop l’intérêt de la chose… Et si c’était pour contraster avec John qui traîne en caleçon et donc pour montrer à quel point c’est important et classe de devenir un peu plus adulte, c’est raté. On a qu’une envie, c’est de fuir ce monde là et de rester avec son ours en peluche. Mais bon, c’est un détail qui ne touchera peut-être pas tout le monde, alors oublions ça.

Toujours est-il que ted n’est pas un film extraordinaire, loin de la folie habituelle de McFarlane, mais qui permettra tout de même un sacré paquet de bonnes allusions et de petits moments qui donnent le smile. A voir une fois, pour la détente.
Ah si, une dernière chose, Joey Starr en voix française de l’ours, c’est moins pire que ce que j’imaginais, mais c’était franchement pas obligé…

Ted trailer

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