[Film] Jason Bourne : L’héritage

Alors que l’affaire Jason Bourne bat son plein, le gouvernement décide de supprimer le programme et tout ce qui concerne cette unité d’agent secret d’élite. Mais ce que l’on ignorait, c’est qu’outre la poursuite de l’agent Bourne, un autre agent tente de sauver sa peau. C’est cette histoire que nous propose de suivre le film.

Un Bourne correct.
Pas de Matt Damon dans cette histoire, mais un Jeremy Renner tout aussi agréable et convaincant dans le rôle de l’agent secret froid et méthodique, traqué par tous. Mais si l’acteur fait tout ce qu’il peut pour porter le film, cela ne fait pas tout et des défauts se font vite sentir. Un début d’histoire un peu long, un scénario au final assez plat, une héroïne au rôle facile et convenu (mais qui a un bon caractère), des scènes de combat un peu trop hachurées niveau mise en scène et une conclusion qui n’en a que de nom. C’est bien de laisser des portes ouvertes pour une suite, mais là, on ne conclue vraiment rien du tout, c’est frustrant.

Oh, et gros carton rouge au tueur méchant insensible qui fait office de boss à la fin du film. Être un agent secret réputé sans aucune empathie est une chose, mais le faire avancer comme un Terminator en détruisant tout sur son passage et tuant des dizaines de gens est d’un absurde. Tu parles d’un agent secret, il fait un massacre en ville pour « étouffer » une affaire, un peu paradoxal, non ?

Mais malgré tout l’ensemble se tient. Une fois de plus, on apprécie de suivre un agent secret réaliste dans ses actes. Pas de jetpack ou de rayon laser dans sa montre, la dimension humaine propre à la série est palpable. Les combats se font avec ce qu’ils ont sous la main, restent réaliste (hormis une scène de moto un peu trop farfelue sur la fin), et les actions des services secrets ne sont pas magiques. Ils galèrent avec les autorisations, peinent à trouver un satellite qui les aide dans leur recherche, s’embourbent dans les conflits intérieurs. Une dose de réalisme qui nous change du Big Brother où un clic de souris permet de traquer une proie sur 200km…
Et l’ensemble est servi par une bonne narration, usant de flashback sans jamais perdre en lisibilité. Mais il faut tout de même savoir que pour réellement comprendre et apprécier le film, il vaut mieux avoir vu la trilogie originelle.

Ce nouveau Bourne est donc une bonne surprise dans l’ensemble et malgré des défauts certains, on retrouve avec plaisir l’ambiance de la licence. La question est de savoir si cela suffira à faire tenir plusieurs épisodes comme il semble probable que ce soit le cas.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s