[Jeu] Burnout Paradise

J’aime pas trop les jeux de course. J’aime pas trop les jeux à monde ouverts. Mais pourquoi est-ce que je me suis lancé dans Burnout Paradise, moi ? Eh bien parce que c’est une bonne franchise, que la démo à l’époque m’avait beaucoup impressionnée et que après tout, il faut avoir l’esprit ouvert, nom de nom !

Un univers splendide et détaillé
Des graphismes qui sont plus qu’agréable aujourd’hui encore alors que le jeu est sorti il y a 5 ans, ce n’est pas un mince exploit au vu des progrès annuels. Tout l’aspect technique d’ailleurs est extrêmement bien travaillé. Les rues de la ville fourmillent de détails, les effets de lumières du ciel et des intempéries sont réalistes et les crash des voitures particulièrement saisissants. Grâce à cela, Burnout est un jeu peu frustrant car même quand on se plante, ça fait plaisir vu que c’est beau à voir.

Cette grande ville est donc la grosse nouveauté de la licence. Ici, plus de menu contextuel pour présenter et sélectionner les différentes courses et championnats. Le joueur est libre de se balader où il veut dans les rues de la métropole et c’est en s’arrêtant à un feu rouge qu’il aura la possibilité de lancer une course. Un concept original qui permet une jolie immersion dans l’ambiance du jeu.

Le monde ouvert et ses limites
Tout n’est pas rose quand on laisse plus de choix. Car nombre d’habitués de jeu de course cherchent à faire… des courses. Le problème c’est qu’avec ce mode de jeu openworld, on peut soit avancer à l’aveugle en faisant les défis qui nous passent sous le capot, soit jouer précisément à ce que l’on souhaite. Mais pour cette dernière méthode cela impliquera de mettre pause sans cesse pour afficher la carte, trouver la course que l’on cherche (parmi 120 épreuves, c’est pas toujours évident), et s’y rendre, ce qui nécessitera parfois de longues minutes. Un peu laborieux. Et la grosse cerise sur le gâteau, c’est que si on se plante à la fin de la course qui nous a fait traverser la carte d’un bout à l’autre, le jeu ne nous propose pas d’option « recommencer le niveau ». Ce qui fait que l’on devra retraverser à nouveau toute la carte pour aller retenter notre chance. Heureusement que les courses ne sont pas très dures, on les remporte très souvent du premier coup, mais les rares fois où vous devrez retenter votre chance, vous avez intérêt à être patient.

L’autre gros soucis vient de la lisibilité de l’environnement. Déjà, hors course, on ne peut pas cibler un point sur la carte pour en faire sa destination et suivre un GPS, ce qui oblige une fois de plus à mettre pause et consulter la carte à chaque fin de rue. Pendant les courses, il y a plusieurs façons de s’orienter : la mini carte en bas de l’écran, la boussole en haut de l’écran, les panneaux du croisement à venir et les clignotants qui sont censés indiquer la trajectoire optimale. Mais malgré toutes ces astuces, aucune ne m’a réellement servi. L’ensemble est un peu fouillis et dur à déchiffrer (en partant du principe qu’on a fini par comprendre leur signification) et les clignotants et panneaux nous proposent bien souvent un choix de trajet peu efficace, si bien que cela perturbe plus qu’autre chose.

Rajoutez à cela, l’immensité d’une ville dure à appréhender pour moi qui peine à retenir les choses et le fait que les bolides tracent sans attendre que vous ayez interprété ce qui est à l’écran, et vous comprendrez ma gène.
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La collectionnïte aigüe
Il n’y a pas que du négatif dans les mondes ouverts, ne soyons pas mesquin. Le terrain est en effet propice à la collecte. Découvrir les 120 épreuves, enfoncer les 400 barrières de sécurité (qui cachent en général des raccourcis ou des sauts, traverser les 120 panneaux publicitaires Burnout, ou encore effectuer les 50 super sauts de la ville. De quoi arpenter en long et en large la map sans se soucier le moins du monde des courses, juste pour le plaisir de découvrir des coins cachés, de trouver comment atteindre tel route de montagne ou tel étage d’un batiment. Un vrai petit plaisir de fourmi qui vaut à lui seul le détour et rajoutera un grand nombre d’heures à une durée de vie déjà conséquente par ses courses.
Sauf qu’à ce sujet, je souhaiterais juste pousser un petit coup de gueule. Remettre à zéro toutes les courses validées à chaque passage de permis pour « avoir encore plus de fun » comme le dit la voix off ne trompe personne et s’avère très énervant et injustifié. Quand on a un jeu aussi complet, il est inutile d’augmenter artificiellement la durée de vie d’une façon aussi maladroite et foutage de gueule. Cela aura eu pour moi l’effet inverse à savoir, une grosse frustration de piétiner ainsi dans l’avancement. Au final, je ne finirai probablement pas tous les permis car la motivation est retombée, alors que voir plus de la moitié des courses validées comme elles l’étaient m’aurait carrément motivé à tout faire.

J’en profite d’ailleurs pour signaler que le DLC Paradise Island qui connecte à la map une petite île est une petite merveille de level design qui apporte son lot de sauts, panneaux, barrières et défis, le tout dans un espace assez peu étendu, ce qui signifie que l’on peut se passer des signes GPS ou de la map pour se concentrer sur le visuel, et surtout cela permet un level design basé sur la hauteur avec de nombreux parkings à étages et autres bâtiments sur lesquels on pourra grimper et sauter pour atteindre des endroits improbables. Au final, je crois que c’est sur cette île que je me suis le plus amusé.

J’avais aussi le DLC des motos qui lui n’apporte pas grand chose. Les sensations en moto ne sont pas extraordinaires et les quelques courses supplémentaires anecdotiques. Un détail.

Toujours est-il que si le côté monde ouvert ne vous est pas réfractaire et que vous aimez la conduite arcade, vous trouverez en Burnout Paradise un jeu fun, très complet et efficace. Un excellent titre à n’en pas douter.

Une présentation de l’univers en vidéo :

et une petite compil sympa de crashs qui témoignent bien de la beauté des impacts :

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