[Série] Samouraï Champloo

Quand les samouraïs font du hip-hop.
Tel est le curieux et délectable mélange des genres qu’est cette série culte.
Fuu, une jeune fille naïve à la fâcheuse tendance à attirer les ennuis, voyage à travers tout le japon à la recherche d’un mystérieux samouraï qui sent le tournesol. Mais pour affronter les dangers d’un tel périple, elle s’est assuré par un concours de circonstances la protection assez peu volontaire de deux combattants hors pair : Jin, ronin ténébreux, calme et posé, et Mugen, aventurier extravagant, vulgaire et braillard . Cette fine petite équipe va rapidement attirer l’attention dans tout le pays et les embûches vont se multiplier.

S’ensuit une alternance rafraîchissante entre épisodes humoristiques qui jouent sur des anachronismes volontairement flagrant (des taggers de rue qui font un duel, des rappeurs qui jouent la provoc’, un concours de bouffe, des yakuzas qui se la jouent banlieue, des zombies mineurs et une partie de base-ball mémorable) et des épisodes profondément touchants qui dévoilent le passé et les fragilités des trois héros en les confrontant à des adversaires extrêmement puissants dans des combats à la chorégraphie magnifique.

Une maturité remarquable.
C’est le terme qui me vient à chaque fois que je vois une série de Shin’ichirö Watanabe : maturité. En effet, que ce soit dans samouraï Champloo, Cowboy Bebop ou le récent Kids on the slope, Watanabe ne révolutionne pas en soi les genres, il reprend énormément de bases vues et revues piochées dans différents thèmes et styles de récits, mais il est capable de les agencer d’une façon nouvelle, originale et surtout totalement maîtrisée qui fait immédiatement passer ses séries un cran au-dessus des autres. A un peu moins de 50 ans, Watanabe est à mes yeux ce que l’on peut appeler un « Maître » dans son art. Il a appris à cultiver le sens du détail à son paroxysme et chaque seconde d’un épisode est efficace : pas de temps mort ou superflu, aucun faute de rythme, chaque action se passe à l’instant précis où elle est le mieux mise en valeur. Un aspect bien trop souvent négligé dans le 7ème art et dont Samouraï Champloo est un nouvel exemple.

VF : oui, juste une précision qui fera peut-être crier au scandale tous les détracteurs des vilains doublages français qui sévissent dans le monde de l’animation, mais tant pis, je le clame haut et fort : Samouraï Champloo est une de ces rares séries dont le doublage français est de grande qualité et retranscrit parfaitement le côté hip hop propre à la série. Alors à moins de parler assez bien japonais pour y déceler les accents et sonorités hip hop et banlieue, regarder la série en VO serait une erreur, car les sous-titres ne peuvent pas nous plonger dans cet aspect si génial du titre. Vous voilà prévenus !

ah, et un petit fanart que j’ai fait pour l’occasion, tiens^^

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