[Jeu] Vanquish

Vanquish est un titre dont j’avais suivi un peu les news et les avis sans en être spécialement impatient pour autant. A travers son actualité, le jeu fleurait bon l’action bourrine écervelée à potentiel défoulant et basta. Je l’ai donc noté dans mon calepin de jeux à faire un de ces jours en l’achetant d’occasion. Je l’ai trouvé le mois dernier dans un bac à 10€, alors je me suis lancé. Et force est de constater que Vanquish surprend sur tous les points, dans le bon sens du terme.

Une bonne vieille histoire de militaires.
A commencer par une histoire basique certes, mais qui ravive une certaine nostalgie des films musclés des années 80/90. Une nouvelle belle journée pour les américains est interrompue par le tir terroriste d’une arme à micro-onde qui dévaste la ville de San Francisco. Mais qui peut donc se cacher derrière ce détournement de station orbitale à des fins génocidaires ? Mais les russes, bien sûr ! Le méchant terroriste Zaitsev fait désormais peser sur les Etats-Unis une épée de Damoclès plus que convaincante et demande une abdication militaire totale sous peine de dévaster une autre ville.

Évidemment, la Présidente des Etats-Unis d’Amérique ne cède pas devant ce vilain communiste et profite du délai de réflexion de 48h donné par Zaitsev pour envoyer les Marines à l’assaut de la station orbitale. La mission est simple : tuer les méchants et sauver la terre… la routine habituelle quoi. Surtout pour le joueur, qui n’a là qu’un prétexte nouveau de défourailler à tout va.

Mais dans Vanquish, tout le piment vient du fait que l’on ne dirige pas un marine, mais un agent du DARPA, un organisme expérimental, qui nous a formé à l’utilisation d’une armure de combat nouvelle technologie. Extrêmement résistante, puissante et vive, elle possède la particularité d’avoir des petits réacteurs propulseurs aux pieds, hanches et épaules, permettant à Sam Gideon (le héros) des accélérations grisantes et bougrement jouissives.

Un cran au-dessus.
Et cette base de travail va être affiné par les concepteurs de main de maître pour proposer au joueur l’expérience la plus trippante possible.

Visuellement, déjà. Les graphismes sont magnifiques et nous présentent une station orbitale à atmosphère recrée. En gros, la station est un tube gigantesque dont la surface interne a été rendue habitable grâce à une gravité ciblée. Ainsi, lorsqu’on lève la tête au ciel, c’est pour admirer au loin l’autre versant du tube avec ses habitations et sa verdure suspendue au plafond. Des paysages loin de la notion de confinement que suggérait un combat dans uns station spatiale, et un fourmillement de détails pour les yeux. De plus, l’abondance d’ennemis robots et surtout de tirs de ces derniers nous mettent perpétuellement dans la situation de glisser à grande vitesse pour esquiver des dizaines, voire des centaines de balles et autres missiles à notre poursuite. Un sentiment de fierté lorsque l’on arrive à tout éviter et à répliquer avec classe.

Car tout est dans la classe. Sam virevolte dans tous les sens et dans des postures stylées, tel une Bayonetta vitaminée, et n’hésite pas pour autant à s’allumer une clope en profitant de quelques secondes de tranquillité procurées par un pan de mur, puis la jeter en l’air pour attirer le regard de l’ennemi et mieux le mettre en miette d’une rafale bien ciblée.

Son arme, d’ailleurs, est la classe à l’état pur. En effet, d’un point de vue technique, Sam ne possède qu’une arme : une espèce de poignée rattaché à un enregistreur mémoriel d’arme à feu. Pour simplifier, à chaque fois qu’il touche une arme, il peut mémoriser dans son appareil ce qu’elle est et ensuite la matérialiser entre ses mains. Et ce jusqu’à trois armes différentes… donc oui, au final, ça change rien, mais c’est juste la classe de dégainer une arme comme ça !

La bande-son assez techno ne laisse pas en mémoire de thèmes forts, mais contribue parfaitement à rythmer l’aventure et à entretenir le côté frénétique de l’action. Et les doublages français qui paraissent assez moyens de prime abord car assez forcés dans les intonations, accrochent finalement par leur côté kitchouille en accord une fois de plus avec l’ambiance années 80/90. Sam et le chef des Marines sont des clichés de film d’action aux punchlines de provocation qui tuent et à la voix rauque et virile, emplie de testostérone… il ne manquerait qu’une rencontre avec Schwarzenegger ou Stallone in-game et c’eût été la totale !

Respectant ce côté nostalgie, les rebondissements scénaristiques sont bien classiques et faciles à deviner mais ont le mérite d’être traités agréablement à grand renfort de cinématiques explosives. L’ensemble se tient. Et dans le feu de l’action, franchement, on n’en veut pas plus, on veut des dialogues courts net et précis, histoire de repartir démonter du robot le plus tôt possible.

Point positif enfin avec le level-design qui arrive malgré la répétitivité du concept (on avance et on casse tout), à varier efficacement les situations, les lieux et les ennemis et évite ainsi toute routine. Les 7h de jeu ne se voient pas passer et la rejouabilité est importante tant le délire est agréable, et l’affrontement de certains boss tels les robots géants ou la créature robotique inconnue ne donne qu’une envie, c’est de retourner les voir pour leur foutre une nouvelle pâtée.

Une borne d’arcade à la maison.
Le terme Arcade est ce que j’ai eu en tête tout le long de l’aventure. Certes la classification est plutôt vague de nos jours, en particulier pour quelqu’un comme moi qui ne jouait pas sur borne étant enfant car ça coûtait trop cher (et je trouvait ça bête de payer 10€ une vie qu’on allait perdre en 5mn), mais pourtant c’est un ressenti très présent dans Vanquish. Le feeling Arcade est au rendez-vous. On allume la console pour relever un challenge (pas forcément dur selon le niveau sélectionné mais challenge quand même), plus encore que pour le plaisir de baston. C’est d’ailleurs pourquoi après avoir fait le jeu en normal, on le relance bien vite pour une partie en difficile. Le mode légendaire est un peu too much pour moi mais ravira les joueurs hardcores.

Car posons les bases : je ne suis pas un joueur casual, dans le sens où j’ai de l’expérience et je pense être un gamer tout à fait correct, capable de venir à bout de pas mal de jeux, mais dans leurs modes standard. Je n’ai jamais eu la passion hardcore de faire les jeux en mode super difficile ou de relever des défis qui feront recommencer tel niveau 50 fois d’affilée. J’aime avancer et évoluer dans le jeu sans m’arracher les cheveux toutes les 20 secondes. Et pourtant, dans Vanquish, je me suis surpris à me délecter de la difficulté de certains combats et même de tenter le trophée « faire le jeu sans mourir » en mode difficile !

Bon, je n’ai pas réussi, c’est évident, mais j’ai failli finir l’acte 1 sans mourir, et j’avoue que cela rajoutait une notion de challenge très motivante.

Un challenge qui se retrouve aussi dans une notion de scoring avec des tableaux de statistique de fin de niveaux comparable au reste du monde pour mesurer la taille de son e-penis et se motiver à aller toujours plus loin. Et jusque dans le générique de fin sous forme d’un petit shoot’em up où l’on doit détruire des astéroïdes aux noms de l’équipe de développement.

Ce sont là des principes communs à énormément de jeux et je ne saurais dire pourquoi cela m’a paru aussi palpable dans ce soft plutôt qu’un autre, mais toujours est-il que c’est là un autre atout de ce jeu décidément bien plus surprenant que prévu et qui me laissera un excellent souvenir.


et un second trailer présentant l’arme mémorielle dont je ne parle pas très clairement.

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